Une histoire de chats, de cœur et de création
J’avais 4 ans quand je suis rentrée à la maison en serrant une petite boule de poils dans un vieux tricot. Mon premier chat : une tricolore, Bécassine. À cet âge-là, je rêvais de vivre en Bretagne et de faire le tour du monde à la voile. Pour être prête, je mangeais des oignons – ça évitait d’attraper le scorbut ! Je n’avais aucune idée de ce qu’était le scorbut, mais ça devait être important… Je crois que, sur ce coup-là, on m’a bien eue !
Aujourd’hui, je n’ai pas parcouru les océans, mais j’ai un petit voilier pour faire des ronds dans l’eau. Et surtout, je vis en Bretagne.
La vie, comme la mer, a ses empêtes et ses éclaircies. C’est dans l’une de ces périodes plus sombres qu’est arrivée Morgane. Morgane la fée. Morgane, ma fée. Une tigrée, une chatte de gouttière. Chat masseur, psy, confident, thérapeute, sauveuse. Une fée qui m’a accompagnée, soutenue, portée pendant 14 ans.
Puis un jour, ma fée a fermé ses yeux dorés pour toujours. Et je me suis retrouvée face à un chagrin immense, inconsolable, incompris. Ce n’était « qu’un chat », me disait-on. Mais non, ce n’était pas qu’un chat.
Je voulais la garder près de moi, la retrouver d’une manière ou d’une autre.
Un jour, par hasard, dans une librairie, un livre sur le dessin des chats s’est glissé entre mes mains. Moi qui ne savais rien faire de mes dix doigts… Moi qui voyais de loin ma mère et ma sœur peindre, dessiner, broder sans jamais oser m’y mettre… J’ai essayé. J’ai dessiné Morgane, tenté de reproduire son pelage, de la peindre, de la tricoter, de la broder. Sans grand succès.
Puis, en vidant le grenier familial, j’ai découvert une vieille machine à coudre, des tissus d’ameublement, de la toile de Jouy ancienne. Alors j’ai cousu mon premier chat.
Depuis bientôt dix ans, je couds des chats. Ils ont évolué, grandi avec moi, et à travers chacun d’eux, Morgane est là.
Aujourd’hui, je suis artisan, autoentrepreneur. J’ai une boutique où mes créations prennent vie. Et ma fée veille toujours, juste au-dessus de mon épaule.
Quand vous adoptez un chat Anicha, ce n’est pas juste un chat en tissu. C’est une histoire, une présence, un peu de moi, un peu d’elle, un peu de mon âme, un peu de ma fée. Mes chats ne remplaceront jamais un animal vivant, mais peut-être qu’ils sauront vous apporter ce regard, ce réconfort, cette indépendance bienveillante qui fait toute la magie des félins.
Ils pourront devenir un confident, une présence douce et réconfortante, sans jugement dans votre quotidien.